Quelques égarements de l'esprit et autres délires de ce genres...
Solitaire, pitoyable et déchiré,
A l'Abîme suprême,
Ecoute la sourde permanence des choses.
Rappelle à toi l'instant éprouvé au désert,
Les murmures d'une sombre lune,
La raréfaction d'une âpretée envolée.
Réfractaire, méprisable et dépravé,
Aux Dépouilles extrêmes,
Redoute la lourde perdurance des choses.
Souviens-toi du moment éprouvé en hiver,
Les morsures de ton infortune,
La rétractation aux duretées oubliées.
Pauvre veilleur, effroyable et éploré,
A la mort si certaine,
Ressent encore l'exacte constance des choses.
Enlace cette nuit comme unique enfer,
D’une usure à la saveur brune,
La saturation de réalités blessées.
Long promeneur, immuable et effacé,
A la vie tellement pleine,
Pressent cette grande confidence des choses.
Embrasse ton présent comme seul univers,
Tel l’embrasure d’un ciel prune,
La vénération de puretés élevées.